Le compte-rendu est téléchargeable ici
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COMPTE-RENDU de la réunion d’échanges entre les habitants, le Conseil Municipal de Cazeneuve-Montaut, le CAUE et les 3 équipes candidates au concours d’idées à la mairie, de 10h30/12h30 prolongée à17h00
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Personnes présentes :
Les équipes candidates au concours d’idées
Équipe 5 
Christophe BROICHOT - Architecte
Guillaume LAIZE - Paysagiste
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- 4,9 Mo
Équipe 9 
Hélène SOUBIRAN - Architecte
Laurent VILETTE – Architecte
Benjamin CHAMBELLAND – Paysagiste
Stéphane DUPRAT – Paysagiste
Équipe 27 
Cécile CAMPGUILHEM – Architecte
Dany HERMEL WIART - Paysagiste
Paul TROUILLOT – Paysagiste
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- 4,5 Mo
Les habitants de Cazeneuve-Montaut
Le CAUE 31
- Isabelle RIEG – Urbaniste, coordinatrice de la consultation urbaine
- J-François ARAMENDY – Paysagiste, chargé du suivi du projet de Cazeneuve-Montaut
- Stéphane COUDERC – Architecte, chargé du suivi du projet de Cazeneuve-Montaut
La médiatrice de la concertation
- Florence CLIMACO – sociologue
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Objectifs de la réunion
Michel CABÉ remercie les personnes présentes à cette réunion d’échanges et se félicite de l’engouement pour cette démarche entreprise avec le CAUE, qui certes peut apparaître grandiose pour le village de Cazeneuve-Montaut, mais dont l’intérêt est de « mettre sur les rails l’avenir du village », d’assurer la cohérence de son projet de développement.
À ce sujet, il regrette l’absence des personnes les plus opposées au projet d’extension du village dont il interprète l’opposition par l’incompréhension des problématiques inhérentes au projet et la méconnaissance des intentions du conseil municipal.
Il note toutefois une exception à cette remarque en indiquant la présence de Mme Catherine COMBAUX, qu’il remercie pour son assiduité à tous les débats et son opposition constructive.
Revenant sur l’objet de la réunion, il rappelle que ce moment d’échanges avec les 3 équipes sélectionnées le 15 novembre par le jury formé des partenaires de la consultation (CAUE, APUMP, AMF), de professionnels de l’aménagement (CROA1, FFP), des élus et des habitants de Cazeneuve-Montaut (3 représentants chacun), ne marque pas la clôture d’une phase de réflexion, mais bien une étape.
Il encourage donc l’assemblée à s’exprimer en masse afin de bien faire ressentir aux équipes, les intentions, « les problèmes philosophiques » du projet, l’ambiance du village.
Il présente Florence CLIMACO, médiatrice de la concertation, qui animera ces échanges et assurera leur cohérence.
Il rappelle enfin que ce temps de discussion pourra se poursuivre durant la visite du périmètre d’étude et le pique-nique de clôture de la matinée.
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Les échanges
Avant de démarrer les échanges, une présentation rapide des participants à cette réunion est proposée.
En fin de tour de table, Isabelle RIEG revient rapidement sur l’expérimentation menée par le CAUE 31 et remet à chaque équipe une fiche explicative de cette démarche.
Elle précise que la commune de Cazeneuve-Montaut fait partie avec 5 autres communes du département d’une expérimentation initiée par le CAUE 31 et voulue par son Conseil d’administration pour apporter des réponses aux communes du département sur les problématiques d’extension urbaine et de densification du bâti.
Elle rappelle que depuis 2006, le CAUE a engagé avec chacune de ces communes une phase de réflexion durant laquelle ont été réalisées des études de faisabilité, organisés des ateliers et des voyages thématiques afin de générer le débat entre élus et professionnels de l’aménagement, mutualisées des connaissances et des expériences.
Elle précise que le concours d’idées marque l’aboutissement de cette phase de réflexion et la transition avec une phase opérationnelle durant laquelle le CAUE souhaite poursuivre son accompagnement.
Avant les premières questions, Michel CABÉ transmet à l’assemblée le compte-rendu des deux réunions de programmation qu’elle pourra retrouver dans le blog de Cazeneuve-Montaut.
Laurent VILETTE – Architecte démarre l’échange en interrogeant les élus, les habitants, le CAUE sur les attendus de ce concours d’idées.
À travers son questionnement, il s’interroge sur la nature des contributions que pourront faire les équipes, soit théorique, avec des propositions ambitieuses, supports à un renouvellement de la réflexion engagée, soit très proche d’une réalité opérationnelle.
Michel CABÉ exprime alors l’avis du conseil municipal.
Il indique que le temps passé à cette réflexion et la réalisation d’une maquette ont été voulus par chacun pour obtenir des réponses concrètes et claires. À ce sujet, il rappelle que l’absence de précision sur certains points du programme comme le nombre de constructions, n’autorise pas à des réponses démesurées et signale que les discussions entreprises durant la concertation ont défini un éventail de 5 à 10 constructions.
Il indique cependant attendre une part d’innovation dans l’aménagement urbain et dans l’architecture qui fédère, qui satisfasse tout le monde, et qui démontre que cette logique du nombre n’est pas pertinente.
Stéphane COUDERC et Isabelle RIEG, s’exprimant pour le CAUE, mettent en avant l’enjeu de la consultation, qui est de présenter cette opération en référence aux autres petites communes rurales du département de la Haute-Garonne, sur le plan opérationnel (coût de production, mode opératoire), sur le plan qualitatif, mais aussi sur le plan de l’innovation dans le domaine de l’environnement.
Asa CUGGE s’interroge alors sur les critères qui ont déterminé la sélection des 3 équipes présentes.
Stéphane COUDERC rappelle brièvement les critères qui ont déterminé ce choix : la compétence des équipes dans les domaines de l’architecture, l’urbanisme et du paysage, la qualité de leur lettre de motivation, de leur réflexion sur le sujet, la pertinence de leurs références par rapport à l’échelle du projet.
Il l’informe également qu’il lui est possible de prendre connaissance plus en détail du compte-rendu du jury sur le blog de Cazeneuve-Montaut.
Michel CABÉ interpelle alors les équipes et les sollicite pour qu’elles lui fournissent une version numérique de leur dossier de référence, qu’il pourra mettre en ligne sur le blog.
Il propose de leur donner accès à son serveur personnel pour faciliter ce recueil et ne pas générer un travail supplémentaire à chacune des équipes.
Florence CLIMACO demande aux équipes de se présenter.
Guillaume LAIZE prend la parole. Il évoque sa longue collaboration avec Christophe BROICHOT dans les domaines de l’architecture du paysage et de l’urbanisme, à différentes échelles de territoire, à travers différentes démarches de types charte, ZPPAUP (patrimoine)…
Il décrit leur pratique, leur recherche en milieu rural notamment sur les questions du développement urbain des villages, de requalification des espaces publics.
Il aborde l’expérience qu’ils mènent actuellement dans le cadre d’un marché de définition à Labastide-de-Clairence (64), pour lequel les problématiques d’extension urbaine dans un contexte paysager et patrimonial fort, de définition des usages des espaces publics se posent de la même manière qu’à Cazeneuve-Montaut.
Il indique que, dans ce cadre, leurs réponses se sont faites sous la forme de scénarios, de questions ouvrant à de multiples pistes de réflexion.
Il revient alors sur la question des attendus du concours et précise que, dans le temps de maturation du projet, le risque de propositions directement opérationnelles est de limiter la richesse du projet. Il rappelle qu’on est dans une étape intermédiaire malgré tout le travail en amont.
Pour s’expliquer, il évoque à nouveau la question du nombre. Il conçoit que cela touche les habitants de Cazeneuve-Montaut, mais il rappelle que ce point n’est pas important en soi s’il ne s’associe pas à des questions de formes urbaines, de nombre d’habitants, de manières de vivre sur un territoire, d’équipements, de projet social…
Il demande alors s’il y a eu des recherches sur l’évolution du nombre d’habitants, sur l’évolution sociologique de la population, sur le profil des postulants au projet d’habiter à Cazeneuve-Montaut, sur les attitudes anciennes et contemporaines de consommer le paysage, sur les temps dans lesquels se sont fait et se font ses changements…
Il essaie de savoir si ces questions ont nourri la concertation.
Josiane TESSER lui confirme que ces questions ont été plus ou moins abordées dans le cadre de la concertation.
Michel CABÉ signale que le Conseil Municipal n’a pas et ne veut pas donner d’orientation précise, mais souhaite maîtriser l’apparition de nouvelles constructions, l’augmentation de la population sur la Commune.
Il rappelle que cette prise de position est complexe, sans maîtrise du foncier et en l’absence de document d’urbanisme. Il exprime alors son soulagement de voir, après maintes sollicitations de sa part, le lancement d’un PLU intercommunal par la communauté de communes d’Aurignac.
Il indique aux équipes que leurs travaux nourriront certainement la réflexion de ce plus large territoire, mais il précise qu’il souhaite obtenir dans un premier temps des supports graphiques et plastiques précis et compréhensibles par tous, qui donnent des orientations fortes au projet de la Commune et qui ont une réalité opérationnelle.
Gilles GOMBERT, en réaction aux propos tenus jusqu’à présent, rappelle ses origines parisiennes et exprime ses craintes quant aux notions évoquées de lotissement, de formes novatrices, qui lui apparaissent comme des facteurs de nuisance à l’authenticité de ce village ; authenticité qui a motivé sa récente installation à Cazeneuve-Montaut.
Il note toutefois ne pas être hostile à une innovation, une modernité, dans l’aménagement intérieur du bâti, dans le domaine de l’environnement.
Cécile CAMPGUILHEM-Architecte (diplômée de l’École d’Architecture de Toulouse depuis deux ans) informe Gilles GOMBERT sur la tendance forte au régionalisme que subit le département sur le plan architectural et signale son effet néfaste au maintien d’une certaine authenticité dans un contexte où les « choses » (usages, techniques, réglementations) évoluent rapidement, où la réflexion urbaine est absente. Elle avoue que son installation professionnelle sur la région bordelaise a été motivée par le dynamisme de cette région sur ces champs-là et se réjouit de pouvoir s’exprimer à nouveau sur le département, à travers ce concours d’idées.
Laurent VILETTE s’interroge sur la nature et le nombre des sollicitations extérieures.
Michel CABÉ, sans préciser ce nombre, indique qu’il doit faire face à de nombreuses sollicitations de CU (Certificat d’urbanisme) notamment au village, mais qu’aujourd’hui il bloque tout en l’absence de document d’urbanisme.
Isabelle RIEG et Stéphane COUDERC précisent que la demande provient essentiellement d’individus travaillant à Toulouse en recherche d’un territoire avec un prix du foncier plus abordable que sur l’agglomération toulousaine et facilement accessible. Ils rajoutent que des habitants du canton, également en recherche de logement, sont sur le marché.
Guillaume LAIZE demande : quels sont les utilisateurs du paysage ? Qui s’occupe du paysage ?
Michel CABÉ répond que le paysage de Cazeneuve-Montaut est préservé par la pratique d’une agriculture respectueuse et pérenne dont il faut tenir compte dans le projet.
Il signale la nouvelle installation d’Asa CUGGE dont l’élevage équestre s’inscrit au sein du village et pour lequel il apparaît important d’assurer le développement et par conséquent la cohabitation avec la future urbanisation.
Il rappelle par ailleurs que sur les 55 habitants, il n’y a que 3 autochtones qui ont accueilli sans opposition et intégrés, il y a 20 ans, des urbains venus s’installer, pour faire un retour à la terre. Il confirme que le conseil municipal souhaite garder cette ouverture.
Fabrice RAMALINGOM prolongeant cette idée d’accueil et revenant sur la question de la détermination des postulants au projet, rappelle que les débats de la concertation ont démontré qu’une certaine inquiétude se focalisait sur les activités professionnelles de ces nouveaux arrivants, et plus particulièrement sur la présence de sans-emploi.
Il note n’avoir pas ressenti cette appréhension à son encontre, lors de son arrivée au village, il y a 12 ans et rappelle que ces individus, subissant la pression foncière de l’agglomération toulousaine, ont comme pour la plupart, des activités et peuvent aussi créer des activités.
Il considère donc une avancée dans la réflexion de ne pas avoir défini une typologie du nouvel arrivant sur la Commune.
Guillaume LAIZE indique pour sa part le malaise d’une sélection et prône plutôt l’idée d’une adhésion au projet.
Michel CABÉ renchérit en précisant que le Conseil Municipal refuse l’idée de sélection et va dans le sens de cette adhésion au projet.
Gilles PODOR rappelle qu’une grande partie des habitants de Cazeneuve-Montaut, originaire de la région parisienne, est venue ici pour la tranquillité de ce village et vit aujourd’hui dans le respect des activités en place, notamment agricoles.
À ce sujet, Stéphane COUDERC informe les équipes que, durant la concertation, Florence CLIMACO avait suscité une définition de cette qualité de vie à Cazeneuve-Montaut et obtenu pour réponse le silence, un silence composé des bruits du quotidien.
Guillaume LAIZE reprend ce propos pour mettre en évidence les conflits qui peuvent apparaître entre la vision urbaine d’un territoire et ses pratiques et note l’importance d’un projet sur lequel adhérer.
Laurent VILETTE note toutefois que tous les nouveaux habitants d’il y a 20 ans ont pu s’installer dans le bâti ancien et être facilement intégrés, mais qu’aujourd’hui les futurs postulants sont dans l’obligation de créer de nouvelles constructions qui viendront de toute façon en contraste avec le village ; ce qui rendra plus difficile l’assimilation des nouveaux arrivants.
Il aborde alors la notion de temps pour construire cette extension, pour assimiler, s’habituer aux nouvelles maisons, les accepter.
Guillaume LAIZE reprend cette notion de temps. Il signale que les équipes vont réfléchir pendant 1 mois pour proposer des orientations dont l’influence s’étendra sur plusieurs dizaines d’années. Il met ainsi en avant la complexité de cet exercice et rassure l’assemblée sur l’humilité dans laquelle les équipes s’y engagent.
Laurent VILETTE renchérit en précisant que ce concours est un questionnement sur la fabrication de la forme et indique par conséquent qu’une forme qui répondrait d’emblée à toutes les attentes semblerait suspecte parce qu’elle nécessite du temps pour se déterminer.
En complément de ces propos, Isabelle RIEG rappelle aux équipes que la construction d’une seule nouvelle habitation à l’entrée du village est apparue déterminante dans la réaction des habitants à cette extension.
Josiane TESSER rappelle la surprise de l’émergence de cette construction neuve, 200 ans après la dernière construction du village. Elle exprime alors sa réaction négative face cette maison « champignon » consommatrice d’espace et en rupture avec le village et signale sa volonté de pouvoir s’exprimer à travers le Conseil Municipal pour éviter que cela se reproduise.
Michel CABÉ signale aux équipes que les propos de ce jour sont modérés par rapport aux réactions d’alors et que, s’il n’y a plus d’animosité aujourd’hui, la situation reste tendue sans plus aucun dialogue avec le propriétaire en question.
Concernant l’habitation, il explique l’acceptation du projet par le conseil municipal, la lecture du permis de construire n’ayant pas permis de percevoir la réalité du projet.
Il évoque cependant la première rencontre avec le propriétaire dont le principal souci était de connaître les réglementations en vigueur lui permettant de construire un mur de clôture de 2 mètres.
Il se rappelle de son ahurissement d’alors devant cette préoccupation dans un contexte villageois pourtant paisible et convivial où chaque habitation est « ouverte ».
Il évoque la révolution qui s’est installée alors dans le village avec l’apparition de ce mur et décrit les démarches qu’il a dû entreprendre par la suite pour démolir cette construction posant problème, à l’entrée du village, notamment sur le plan de la sécurité routière.
Il parle d’expérience traumatisante pour le village.
Guillaume LAIZE parle de décalage de représentation et revenant sur l’exemple cité, indique que le mur démoli a été remplacé par une haie implantée en conformité, mais faisant à nouveau office de mur et reposant les mêmes problématiques d’obscurité visuelle et de sécurité à l’entrée du village.
Il évoque alors pour approfondir ce thème des limites, les différents types de limites qu’il a pu percevoir au sein du village selon qu’elles marquent la transition entre parcelles privées ou entre espace privé et espace public : façades bâties, murs opaques, mais aussi murets ou murs de soutènement surélevés de ferronnerie qui offrent une ouverture visuelle sur le jardin…
Michel CABÉ précise que ces limites apparaissent franches sur l’espace public, mais sont plus communicantes sur les parties arrières du bâti souvent jardinées à l’image des haies du lotissement coopératif de Mange-Pomme (visite commentée dans le blog) structurées de manière à assurer l’intimité des parcelles, mais aussi les passages entre parcelles.
Stéphane DUPRAT exprime son sentiment sur l’aspect bénéfique de ce nouveau projet de construction qui a donné l’envie aux habitants de Cazeneuve-Montaut de s’exprimer sur leurs rejets, leurs attentes. Il pose par conséquent la continuité de la concertation et la participation des habitants à la réflexion des équipes.
Isabelle RIEG coordinatrice de la consultation pour le CAUE indique que le planning de ce concours, commun à celui de Baziège, est calé sur un temps trop court pour explorer cette piste, mais elle propose aux habitants et aux autres équipes de se positionner éventuellement sur une réunion intermédiaire d’échanges avant le rendu définitif .
Guillaume LAIZE exprime ses réticences envers de nouvelles sollicitations invoquant un temps de réflexion et de production déjà très écourté. Il propose que la concertation reprenne plutôt à la suite du rendu, avec un certain recul sur les propositions.
Christophe BROICHOT renchérit en signalant que les propositions faites par les équipes seront certainement « violentes » pour les habitants et demanderont un temps d’appropriation.
Fabrice RAMALINGOM et Josiane TESSER expriment leur souhait d’être véritablement surpris, bousculés par leurs propositions avant un nouveau débat et avouent ne pas vouloir orienter les équipes dans un temps intermédiaire.
Isabelle RIEG évoque éventuellement une suite après les auditions devant le jury. Elle propose une présentation des projets par les 3 équipes aux habitants, sur un temps plus long que celui du jury et après un temps d’appropriation du projet.
Guillaume LAIZE rebondit sur cette proposition en proposant que ce temps de restitution auprès des habitants soit également un moment d’échanges avec le CAUE et les autres équipes sur le déroulé de ce concours, ses points forts ses contraintes…
Isabelle RIEG rappelle qu’une évaluation de ce concours par les équipes est bien prévue.
Laurent VILETTE entrevoit le caractère pédagogique de ce concours et convient que le véritable enjeu pour les équipes est d’arriver à transmettre leur pensée, le sens de leur travail, d’autant plus que les formes proposées seront éloignées de celles que l’auditoire conçoit.
Michel CABÉ demande alors aux équipes si elles sont bien d’accord pour revenir à Cazeneuve-Montaut après le jury de sélection de l’équipe lauréate afin de présenter plus longuement leur travail et poursuivre cet échange.
Les équipes répondent favorablement à cette requête. La date reste à définir.
Hélène SOUBIRAN prolonge le questionnement de la matinée en suscitant des précisions sur la nature du projet de la maison communale.
Michel CABÉ indique que le principal objectif de cet équipement public est de promouvoir auprès d’un large public la qualité des constructions écologiques.
Il indique que ce bâtiment regroupera d’autre part un logement locatif, une salle collective, des bureaux associatifs…
Il signale aux équipes que ce bâtiment nécessite d’être intégré à leur projet et peut donc être implanté différemment que sur le permis de construire.
Laurent VILETTE indique par ailleurs qu’existent des zones de flou dans le programme, notamment sur le degré d’auto-construction du bâti, sur les modes d’attribution des parcelles à bâtir, sur la maîtrise de l’aménagement par la Commune. Il signale par conséquent que les pistes d’aménagement restent multiples et les évaluations de coûts apparaissent difficiles.
Stéphane COUDERC rappelle que la Commune attend les arguments qui la décideront à suivre l’une ou l’autre de ces pistes sachant qu’elle se positionne pour l’instant en tant qu’aménageur de lots à bâtir et qu’elle espère par ce biais maîtriser la construction de cette extension.
Isabelle RIEG met en avant par ailleurs le résultat d’un autre concours d’idée où l’esquisse proposée a permis de prendre contact avec des aménageurs privés qui ont alors remplacé un aménagement de lots à bâtir par un projet de construction de logements locatifs.
Christophe BROICHOT indique que pour sa part il fera des propositions qui demanderont par la suite d’établir des procédures plus ou moins variées et adaptées à l’aménagement.
Michel CABÉ rappelle que la Commune a sollicité au début du projet la SA des Chalets qui n’a pu répondre favorablement dans la perspective d’un nombre si faible d’habitations, d’aménagements d’espaces publics peu classiques (stabilisé sur voirie, noue ….).
Il indique par conséquent que la Commune se place en aménageur et souhaite entreprendre une opération de viabilisation des lots avec des aménagements simples pour un coût minimum.
Il considère que l’application d’un document réglementaire, accompagné ou pas d’une charte pourra suffire par la suite à la maîtrise du projet architectural.
Laurent VILETTE signale que la réglementation donne lieu à interprétation et ne peut suffire à cette maîtrise.
Isabelle RIEG parle alors de l’accompagnement que la Commune peut envisager de la part du CAUE, d’un maître d’œuvre pour conseiller, assister les pétitionnaires, assurer l’harmonie du projet.
Avant de conclure la matinée, Catherine COMBAUX rappelle son envie de ne pas avoir un lotissement devant le nez
Christophe BROICHOT lui répond qu’à l’évidence, elle aura quelque chose devant le nez
Bruno CHAMBELLAND, paysagiste de l’équipe Atelier Provisoire exprime l’analyse qu’il fait du contexte de la concertation. Il souligne que plusieurs étapes se sont enchaînées depuis la construction de la maison individuelle à l’entrée du bourg, qui est le point de départ du questionnement des élus sur la maîtrise de l’urbanisation de leur Commune.
Il précise que la concertation entre les élus et les habitants a permis à chacun d’exprimer ses craintes et ses attentes.
Dans le deuxième temps, suite aux propositions des équipes, il est nécessaire que la concertation permette, à nouveau, à tout le monde de réagir et définir le projet à réaliser. Il indique que toutes ces étapes, ces temps de concertation sont nécessaires et précise que les réflexions des candidats sont faites pour provoquer des réactions et nourrir le débat.
Visite du site et repas
Après un bref rappel par Florence CLIMACO des règles de base de l’échange, la discussion s’engage sur le nombre de maisons, un des habitants indique que pour lui il n’est pas souhaitable d’imposer un nombre afin de ne pas brider l’imagination des équipes qui doivent proposer aussi des choses dans ce sens.
Michel CABÉ rappelle la préoccupation du conseil municipal : le besoin d’une approche la plus précise possible, dans le cadre des limites du concours d’idées, du coût d’aménagement ramené à la parcelle.
Il précise que l’objectif fixé au départ était de se tenir à un coût de parcelle proche de 15000 euros. Toutefois, il indique que compte tenu des volontés affirmées dans le programme, il apparaît que ce coût se rapproche plutôt de 30000 euros ; ce qui lui semble être la limite la plus haute à atteindre.
Il souligne également la corrélation entre le coût global des aménagements (ligne EDF à déposer, assainissement, VRD…) et le nombre minimum de lots à un prix raisonnable.
Marjorie LONGUETAUD rappelle que le nombre peut être secondaire dans le sens où tout dépend de l’allure que peut prendre l’extension, et que des phasages sont toujours possibles afin de répondre progressivement aux besoins.
Michel CABÉ rappelle qu’aujourd’hui, sur la Commune, ils ont de la chance, la nature est préservée et l’habitat n’est pas dispersé. Ce qu’il souhaite, c’est avoir des lignes directrices, permettre l’évolution du tissu afin de pouvoir répondre aux perspectives sans gaspiller l’espace.
Les équipes questionnent sur la géologie du sol, et sur le climat.
Michel CABÉ indique que des sondages ont été réalisés : les sols au niveau de la parcelle communale sont argileux et hétérogènes (marne, argile, terre de surface), il n’est pas noté de présence d’eau. Il indique pour information que les fondations pour la maison communale sont prévues à 5 mètres.
Sur les aspects climatiques, il est précisé que les orientations ouest et nord-ouest sont les plus sollicitées par mauvais temps (froid, vent et pluie). Quant aux températures, sauf situation exceptionnelle, elles restent tempérées.
Concernant les caractéristiques du patrimoine villageois, Michel CABÉ souligne que le R+1 domine, volumes classiques liés aux plans et techniques traditionnelles.
Une des équipes demande s’il avait été envisagé d’autres fonciers pour réaliser le projet.
Michel CABÉ rappelle l’historique qui a conduit au choix du terrain. Il indique qu’au départ un véritable hameau devait être constitué, au niveau du croisement du chemin qui mène chez Catherine COMBAUX, sur un terrain, sans valeur agronomique, desservi par les réseaux. Le projet correspondait vraiment au concept d’éco-hameau dont l’idée principale était de récupérer des terrains, pas chers, à faible valeur agricole, que la Commune rendait constructibles. Mais ça n’a pas été possible.
La Commune a pu par le biais d’échanges un peu complexe récupérer le terrain actuel où le concept a été déplacé.
Michel CABÉ souligne toutefois que d’autres terrains sont particulièrement intéressants à ouvrir à l’urbanisation, notamment celui des époux CUGGES, mais la Commune n’a pas pu l’acquérir en l’absence de document d’urbanisme et de droit de préemption et faute de moyens financiers.
Gilles GOMBERT demande si les équipes ont toute liberté. Ce à quoi Michel CABÉ répond que des principes forts ont été retenus suite à la concertation : la mixité (taille de parcelles), le traitement des clôtures, le type de voirie… les comptes-rendus et le programme créent un cadre sur lesquel les équipes doivent s’appuyer, ensuite elles sont libres de l’interprétation qu’elles en font et de leurs propositions.
Gilles GOMBERT précise son idée. Il indique que le caractère architectural du village lui convient et rappelle que c’est aussi pour cela qu’il est venu s’installer à Cazeneuve-Montaut. Il explique qu’il n’est pas opposé à de nouvelles constructions, dans la mesure où l’ancien et le contemporain se lient de manière harmonieuse, les nouvelles constructions s’inspirant des modèles anciens, leur modernité s’exprimant dans leur intérieur afin de répondre aux besoins actuels d’une famille.
Michel CABÉ indique à son tour, avec le risque de provoquer l’assemblée, que la zone d’étude peut supporter un projet équivalent par sa taille à l’emprise actuelle du tissu villageois.
Il signale que ce projet peut et doit se mettre en place à travers plusieurs phases de construction dont la première peut certainement se réduire à 4 ou 5 habitations, mais il précise que pour se faire, des perspectives d’évolution doivent systématiquement être maintenues.
Il indique que le CAUE avait proposé cette même hypothèse lors de sa première étude et il rappelle qu’elle lui était apparue possible et cohérente.
Jean-François ARAMENDY précise tout de même que la forme urbaine du village n’est plus viable telle quelle et qu’une réflexion doit s’engager sur les nouveaux usages de l’espace urbain, les formes de l’espace public, la place de la voiture et la gestion du stationnement…
Suzanne ARZOUMANIAN aborde la problématique de la voirie et de la cohabitation entre piétons, vélos et voitures, ainsi que celle du cheminement entre village et extension.
Christophe BROICHOT indique que cela est directement lié au projet et au nombre de maisons. Des réponses concernant le stationnement exceptionnel lié à des activités festives par exemple peuvent être formulées ailleurs, comme cela se pratique dans d’autres communes (stationnements ponctuels sur un terrain public).
Michel CABÉ rappelle que, dans le cadre du concours, la demande porte aussi sur les abords de la mairie. Il indique aux équipes, qu’il y a actuellement une coupure entre les deux parties : village et extension et qu’il est nécessaire de retrouver une certaine cohésion. Il précise que les équipes peuvent intégrer dans leurs propositions d’aménagement, son projet de déplacer le bureau de la mairie et penser au déplacement du monument aux morts si celui-ci devait bloquer leurs propositions.
Dany HERMEL WIART revient sur le programme du concours et s’interroge sur l’absence d’élément faisant référence à des services.
Michel CABÉ indique qu’il n’y a pas de services dans la Commune, mais qu’il existe un collège sur Aurignac et qu’un regroupement scolaire a été fait sur le canton.
Bruno CHAMBELLAND remarque également que le programme énonce beaucoup de questions et que dans la concertation des avis divergents apparaissent. Il souligne le fait que les équipes vont faire des choix autour des énoncés, qu’elles vont être force de proposition et demande si les élus et les habitants en sont d’accord. Il répond à une question et précise que les choix opérés feront l’objet d’explications et que cela va nourrir le débat et peut-être lever des inquiétudes.
Stéphane COUDERC souligne que dans le cadre du concours d’idées il y aura 3 propositions différentes ou pas, qui pourront nourrir le projet et permettre d’établir un programme pour le rendre opérationnel.
Une discussion s’engage sur la limite de la zone d’étude.
Michel CABÉ précise que les réponses doivent bien prendre en compte que la base d’étude reste le terrain communal. C’est une réalité, même si les limites foncières sont une contrainte par rapport aux hypothèses de projet.
Isabelle RIEG souligne l’aspect opérationnel à prendre en considération.
Azad ARZOUMANIAN souligne l’intérêt d’avoir une réflexion sur toute la zone d’étude. Les propositions des candidats seront autant de réflexions qui peuvent influencer le PLU. Cela peut donner des pistes quant à la gestion de la zone et poser la question du phasage, etc…
Michel CABÉ indique qu’il faut, en effet, intégrer dans la réflexion les propriétaires des terrains inscrits dans la zone. Ils jouxtent le terrain communal et les propriétaires veulent y faire leur propre maison et peut-être créer 2 ou 3 lots à bâtir.
Faisant un point sur les pièces fournies par le CAUE et sur les prestations attendues, les équipes demandent si des photos aériennes supplémentaires sont disponibles et suscitent des précisions sur la maquette.
Michel CABÉ indique qu’il pourra en fournir aux équipes à travers un serveur dont l’adresse sera fournie par le CAUE .
Stéphane COUDERC indique qu’un gabarit papier sera remis aux équipes afin qu’elles réalisent une maquette qui s’insère facilement dans la réservation prévue à cet effet dans la maquette générale.
Paul TROUILLOT demande s’il est possible d’avoir des fichiers Vector Works en version 10 ou 11, ainsi que des vues obliques du site.
Stéphane COUDERC indique qu’il fera passer tous les éléments aux équipes par courrier et par mail. Isabelle RIEG profite de cette information pour indiquer que les équipes peuvent poser des questions par mail jusqu’au 24 décembre au CAUE.
Michel CABÉ indique qu’il peut permettre l’accès sur le serveur aux équipes pour qu’elles récupèrent des plans et diverses infos.
Pour conclure, Michel CABÉ remercie les équipes qui ont accepté de revenir suite au rendu pour expliquer et discuter avec l’ensemble de la population les propositions qu’ils auront faites.
Réponse aux questions des candidats parvenues par mail :
Atelier provisoire, mail du 21/12/2007
« Bonjour,
Nous vous écrivons pour vous poser une question au sujet des modalités de rendu pour le concours d’idée sur Cazeneuve Montaut.
Après avoir regardé attentivement les prestations demandées, nous nous sommes interrogés sur la nécessité d’utiliser impérativement la vue perspective depuis la place de la mairie (à hauteur d’homme) ; celle-ci nous paraît difficilement exploitable parce qu’elle n’offre aucun retrait par rapport au site d’étude.
Est-il possible d’exploiter une autre vue au libre choix des équipes engagées ? »
Réponse du CAUE :
Dans le cadre du concours d’idées, il est demandé d’utiliser cette vue perspective afin d’avoir un élément strict de comparaison entre chaque équipe. Toutefois, d’autres vues perspectives peuvent être proposées en supplément par les équipes si elles le jugent nécessaire à la compr
- Conseil Régional de l’Ordre des Architectes [↩]

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