Les textes de cet article sont extraits d’un livre édité par l’Association de Recherches et d’étude des Églises et Chapelles de la Haute-Garonne (AREC 31),
fondée par une équipe de chercheurs présidée par un professeur d’histoire de l’art de l’Institut catholique de Toulouse, le père Jean Rocacher.
Son objectif est de publier sous forme de monographies cantonales les 632 églises paroissiales et les 120 chapelles de la Haute-Garonne. L’ouvrage consacré au canton d’Aurignac, auquel ont contribué les mairies et de nombreux érudits est disponible, au prix de 26.22 €, auprès de :
AREC 31 – 11, rue Sainte-Anne – 31000 Toulouse – Tél. 05 61 32 72 33.
ou auprès de l’éditeur, PyréGraph
Situation :
Le bâtiment est entouré à l’est par le cimetière, au nord par des prés, à l’ouest il est attenant à l’ancien presbytère.
Au sud se trouve un petit jardinet donnant sur la rue.
Le sanctuaire est orienté à l’ouest, le clocher ayant été reconstruit à l’est. L’église est visible des collines alentour, le village étant lui-même situé en haut d’une colline (altitude 369 m). En arrivant de Saint-Elix, on a une belle vue sur l’ensemble avec la chaîne des Pyrénées à l’horizon.
Murs et toits :
Le toit de la nef est recouvert de tuile canal, celui du clocher d’ardoise. Les murs sont de moellons crépis.
Le chevet :
L’abside est à cinq pans avec une ouverture pour chacun. Le pan central jouxte un mur, vestige de l’ancienne collégiale, et au côté sud il se prolonge par le mur de
clôture du jardin de l’ancien presbytère où est apposé un chapiteau renversé.
Dans ce jardin a été placé un grand bénitier de pierre. Le mur de la sacristie Sud révèle l’encadrement d’une porte, obturée depuis la vente du presbytère. Elle est de même forme que celle du côté sud de la nef, avec une voussure qui recouvre un tympan en pierre.
Le flanc sud :
Le flanc sud présente sous le toit, une corniche de pierre avec des modillons. Il est renforcé par cinq contreforts à ressauts de pierres régulièrement taillées. Les angles sont soulignés par des pierres soigneusement appareillées. Les cinq contreforts montant jusqu’au niveau de la corniche enserrent quatre ouvertures en arc brisé avec
encadrement en pierre.
Le portail sud est composé d’un tympan de pierre couvert par une archivolte renforcée d’un gros boudin. Il est simplement orné d’un quadrilobe gravé. L’archivolte retombe sur les chapiteaux épannelés des colonnettes. La porte est en bois ouvragé.
Le bâtiment du bas-côté est couvert de trois toitures distinctes correspondant pour la première et la seconde, à l’est, à une chapelle et pour la dernière, à l’ouest, à la sacristie sud. Quatre contreforts en pierre enserrent trois ouvertures en arc brisé surmontées d’une meurtrière. L’appareil du bas des murs est en pierre de grand appareil.
Côté est :
Le clocher en haut duquel se dresse une croix de fer, est recouvert d’un toit en ardoise à quatre pans avec une petite lucarne. En dessous du toit, une corniche est ornée de modillons. La partie supérieure du clocher carré est dotée de chaque côté d’ouvertures jumelées en arc brisé. Une fine corniche surmonte la partie inférieure qui est flanquée sur sa face est de quatre contreforts à ressauts. Les faces nord, est et ouest ont conservé des cadrans d’horloge qui n’ont jamais été terminés.
Le clocher
renferme deux cloches :
la plus petite, apparemment la plus ancienne. (son inscription n’est guère lisible), et une plus grosse
portant la mention: “J’ai été baptisée en 1933, Méda étant maire de Cazeneuve et Prosper Aragon ; curé, parrain : Laffue, marraine Méda.”
Sur la façade est, le portail
se compose d’une triple archivolte vigoureusement dessinée retombant sur des piédroits de même profil. De profondes gorges séparent les trois éléments de l’archivolte et contribuent à rehausser le tracé des listels surchargeant les moulures. Les mêmes gorges et les mêmes listels se retrouvent dans la facture des piédroits posés sur des socles nus et prolongés verticalement à la naissance des archivoltes.
A ce niveau, le sculpteur a placé avec bonheur un petit monde imaginaire caractéristique de la sculpture gothique tardive.
La sculpture du socle sud figure un oiseau (?) et une tête d’animal.
Celle du socle nord un dragon, avec sa tête vers le nord, au centre des ailes ou écailles et deux pattes crochues puis vers le portail, une queue enroulée, une coquille et encore deux pattes crochues.
![]()
![]()
A droite et à gauche, des pinacles terminés en choux frisés viennent encadrer le portail et recevoir la voussure protégeant l’archivolte. Le sommet de l’ensemble est composé d’une clef de voûte à la sculpture confuse, sorte de chimère moitié ange, moitié femme aux gros seins.
Au-dessus des voussures, une niche en pierre encadrée de deux colonnes ouvragées contient une petite statue de style naïf de quarante centimètres environ représentant la Vierge couronnée tenant de son bras droit un globe et de sa main gauche l’Enfant. Tous deux ont le regard tourné vers le ciel.
Le clocher est flanqué sur ses deux côtés nord et sud de deux tours à trois pans dont les angles sont en pierre de taille. Elles sont surmontées d’un toit également en pierre avec ornementation au faite et dotées chacune de quatre meurtrières. Au flanc sud du clocher, entre la tourelle et le contrefort de la façade, se trouve un vestige d’encadrement d’une ouverture.

Derniers commentaires